Revue de la PAM 202

Publié le 06 août 2012 | Posté dans Montres

Revue d'une rare brute des profondeurs, la PAM 202, Luminor sub chrono 1000m Slytech, ouf !

LUMINOR SUB CHRONO 1000m - SLYTECH


La boite :

Bon, je le fais sans détour, on est entre Ristis confirmés, vous savez tous à quoi ressemble une boite SL, on a donc le droit à notre petite plaque perso (si si vous savez la plaque qui a encore ses stickers dessus et que vous laissez parce que ça fait BNIB).
Là, la plaquette dit « LUMINOR CHRONO 1000m - SLYTECH », les possesseurs de SL récentes se rendent compte que Panerai à l’époque était autrement plus bavarde sur sa littérature de plaquette (cf. le très épuré LUMINOR PANERAI de la 390).

Et oui, j’en profite pour placer que c’est une SL de vieux de la vieille la PAM 202, millésime « H » de 2005, vous savez l’année de fou furieux ou ils ont sorti la 217 ET la 203 et les premières (et rares) SL qui embarquaient du manufacture (le tout frais P2002 avec les PAM 200 et 201).

En plus d’être vieille (iMo a l’époque était déjà vieux pourtant) elle sortit en petite quantité : 500 exemplaires (une vraie SL quoi, pas un truc à 2000 exemplaires)

Revenons à nos boites, dans cette dernière on retrouve le kit habituel des subs : le bracelet accordéon caoutchouc et le bracelet de plongée en tissu technique avec le maiale gravé dessus (vous savez le même que sur la 390, encore elle).

L’habituel parchemin (qu’on ne sort jamais et qui donc ne tient pas à plat tout seul), le certificat du COSC (parce qu’il ne faut pas déconner c’est quand même une montre) et les libretti sont aussi de la partie.

Le tout est bien emballé, dans une boite noire et une surboite marron.

Le boitier :

La on déconne plus, Panerai avait sorti l’artillerie lourde l’année d’avant avec un chrono 1000m testostéroné à la Jason Statham version le transporteur. L’officine réitère l’année d’après avec ce chrono SLYTECH qui reprend la même recette.

Panerai avait d’ailleurs initié la « mode » du 47mm dès 1998 avec la graalesque PAM 21, puis s’était concentré (notamment sur les SL) sur des tailles plus réduites.

Il fallut attendre 2002 pour que Panerai ressorte un modèle en 47mm, essai transformé.
Panerai réitère l’expérience en 2004 mais sur des modèles submersibles (PAM 194 et PAM 187). On sent que Panerai se tâte à l’époque sur ce segment des grosses montres qui n’étaient pas encore à la mode, on constate néanmoins qu’ils se posaient vraiment en précurseur historiquement légitime.

C’est gros, c’est massif et heureusement c’est en titane sinon c’était foutu pour les tennis sur la plage cet été.

On se rend compte d’ailleurs que Panerai n’a pas souhaité conserver le boitier full acier de la 187 qui au porté devait peser son poids.

On retrouve une très classique valve à hélium sur le flanc gauche. Cela donne une légitimité technique à la montre, Panerai ne les mets que pour les 1000m et plus.

Panerai PAM 202 01

De l’autre côté on retrouve le plus classique encore protège-couronne, sans REG ™ pourtant toujours présent sur les boitiers 1950.
Les poussoirs des chronos sont vissés et le pontet de compression s’actionne de bas en haut pour éviter (avec ses gros doigts, gantés le cas échéant) de déclencher le chrono si tant est que le poussoir soit dévissé.

Idem, les poussoirs sont vissés pour éviter d’actionner par inadvertance le chrono et qui plus est sous l’eau ou le déclenchement n’est pas conseillé...

Panerai PAM 202 02

La lunette est assez discrète une fois en main (on est loin de l’exubérance de la lunette de la PAM 194/285/358), elle permet de donner un air plus ramassé à l’ensemble, diminuant les 47mm de la bête.

Néanmoins la préhension de cette dernière doit être moins aisé avec des gants que les lunettes avec gros marqueurs.

La lunette est assez spéciale, les marqueurs 15, 30, 45 sont vissés et permettent de faire tenir la lunette, l’intérêt est donc esthétique et fonctionnel.
D’ailleurs pour les roloboys la mise en action de la lunette laisse songeur, elle ne fait que les quarts de tours...Ca donne une impression d’imprécision assez étrange. En tout cas cela ne branle pas, c’est bien agencé, bien fini et respire la solidité.

Panerai PAM 202 03

Le fond vissé n’est pas excessivement bombé, rendant la montre étonnement confortable (autant que peut l’être une boite de thon au poignet néanmoins). Ce dernier est d’ailleurs plein et on y retrouve la signature de Stallone himself ainsi que les numéros de série et de millésime. C’est sobre et cohérent.

Le fond est d’ailleurs en acier et pas en titane et l’apposition de la signature de la star entrainait des redevances reversées à des oeuvres de charité.

Panerai PAM 202 04

Le cadran :

Ceux qui aiment les Panerai épurés vous allez friser l’apoplexie, le cadran de la 202 est un des plus chargés proposés par la marque.

On y retrouve un réhaut biseauté et gradué, trois compteurs, des index longs et arrondis (non cerclés), le tout agrémenté des aiguilles SUB et d’un imposant LUMINOR PANERAI Slytech (bien blanc comme on aime).

Le chrono est tricompax avec une reprise de la typo des chiffres classiques dans le compteur des heures à 6H. Le compteur de gauche est celui de la petite seconde, celui de droite des minutes du chrono.

Le cadran est tritium, mais il semblerait que cela ne soit pas le cas pour les aiguilles qui sont au luminova, la perle est aussi tritium et prend les belles couleurs caractéristiques de l’isotope préféré des Paneristi et roloboys.

Jusqu’à récemment Panerai utilisait toujours du tritium pour sa gamme submersible (jusqu’à l’année J) la législation permettant aux manufactures d’utiliser cette substance pour les montres à visées professionnelles.

À noter aussi que pour ses « grosses » submersibles Panerai utilise un saphir épais (5mm), l’effet au porté donne une impression d’hublot (David Guetta en moins).

Panerai PAM 202 05


Le mouvement :

On retrouve le très exclusif (non je déconne) OP XII, qui n’est autre que le tracteur Valjoux 7753, ça fait son taf, c’est ce qu’on lui demande.

On peut signaler que ce mouvement est normalement pourvu d’un dateur avec guichet à 4H30 et un méchanisme de réglage rapide de la date normalement à 10H sur le flanc du boitier.

Au poignet :

Comme je le dis plus haut, le titane couplé à fond plein plutôt plat rend la montre très confortable malgré ses proportions de poids lourd. Le rendu est excellent (plus que la qualité de ma photo), ça respire la qualité et le travail bien fini. Une belle présence qui néanmoins la cantonne au polo, t-shirt ou chemisettes pour les plus mal habillés d’entre vous.

J’avais ma 390 au moment de l’essai, et je trouvais que le bettarini deux aiguilles avait un côté trop basique, trop simpliste comparé au côté technique de la PAM 202, l’agencement du boitier 1950, la lunette, les poussoirs amènent une sensation de complexité assez agréable.

Panerai PAM 202 06

 

Le prix :

Je n’ai pas le prix retail de l’époque mais le modèle actuellement se négocie aux alentours de 10-11KE, ce qui n’est pas rien.

Conclusion :

Les points positifs :

Une sacrée présence au poignet
Mine de rien, une montre technique ou on a l’impression d’en avoir pour son argent
Un modèle rare et exclusif, on ne risque pas d’en croiser souvent

Les points négatifs :

Un peu cher
Pas prévu pour les poignets de moins de 18cm
Le côté too much du partenariat avec l’ami Rambo

 


Personnellement, c’est ma sub préférée, elle a une gueule d’enfer et un pur ADN Panerai, si ce n’était le prix elle ferait déjà partie de ma collection, elle a en tout cas tout pour séduire le paneristi amateur de montre d’homme.